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Ce que votre organisme ne peut pas fabriquer seul
Alimentation Anti-Âge

Ce que votre organisme ne peut pas fabriquer seul

L’EPA et le DHA font partie des rares nutriments que l’organisme est incapable de produire lui-même. Ils contribuent notamment à un fonctionnement normal du cœur. Comprendre d’où viennent ces acides gras essentiels et comment les choisir est donc une question concrète.

Le mot « essentiel » est l’un des plus importants du vocabulaire nutritionnel, et l’un des plus mal compris.

Lorsqu’un nutriment est qualifié d’essentiel, cela ne signifie pas simplement qu’il est utile ou bénéfique. Cela signifie que l’organisme est biologiquement incapable de le produire lui-même. Il doit obligatoirement le recevoir de l’extérieur, par l’alimentation ou par la supplémentation.

C’est le cas des acides gras Oméga-3 à longue chaîne, l’EPA et le DHA. Et cette réalité biologique simple a des conséquences concrètes sur notre alimentation.

Pourquoi l’organisme ne peut-il pas les fabriquer ?

L’être humain possède bien les enzymes nécessaires pour tenter de convertir l’acide alpha-linolénique, un Oméga-3 présent dans certaines huiles végétales comme l’huile de lin, en EPA et DHA. Mais cette conversion est extrêmement limitée. Les études estiment qu’elle ne dépasse généralement pas 5 à 10% pour l’EPA, et qu’elle est quasi négligeable pour le DHA.

Autrement dit, même une alimentation riche en sources végétales d’Oméga-3 ne suffit pas à couvrir les besoins réels de l’organisme en EPA et DHA. Ces deux acides gras doivent être apportés directement, sous leur forme active, par l’alimentation.

Où trouver l’EPA et le DHA

Les principales sources alimentaires d’EPA et de DHA sont les poissons gras (sardines, maquereaux, saumon, harengs) ainsi que certains fruits de mer. Or, dans nos modes de vie actuels, la consommation de ces aliments est souvent insuffisante ou irrégulière.

Les autorités de santé européennes recommandent un apport quotidien de 250 mg d’EPA et DHA combinés pour un fonctionnement normal du cœur. La réalité des apports moyens en Europe se situe fréquemment bien en dessous de ce seuil.

Le rôle concret de l’EPA et du DHA dans l’organisme

L’EPA et le DHA sont structurellement présents dans les membranes de nos cellules, en particulier dans les cellules nerveuses et cardiaques.

La législation suisse (annexe 14 OIDAl) autorise plusieurs allégations de santé pour l’EPA et le DHA, dont celle-ci :

  • L’EPA et le DHA contribuent à un fonctionnement normal du cœur (effet bénéfique obtenu par la consommation conjointe d’EPA et de DHA de 250 mg/jour).

Ces reconnaissances s’appuient sur un corpus scientifique solide, faisant des Oméga-3 l’un des nutriments les plus étudiés au monde.

La question de la source et de l’assimilation

Tous les Oméga-3 ne se valent pas, du moins en termes d’assimilation par l’organisme. Les Oméga-3 présents dans les huiles de poisson classiques sont généralement liés à des triglycérides. Ceux présents dans l’huile de krill antarctique, en revanche, sont naturellement liés à des phospholipides.

Cette différence structurelle n’est pas anodine : les phospholipides sont la forme sous laquelle les Oméga-3 sont naturellement intégrés dans nos membranes cellulaires. Leur assimilation par l’organisme est ainsi facilitée, sans nécessiter les étapes de conversion que requièrent les formes triglycérides.

L’Huile de Krill apporte également deux composants notables : la choline et l’astaxanthine, un pigment caroténoïde naturellement présent dans le krill.

Le krill antarctique provient par ailleurs des eaux les moins exposées aux polluants environnementaux, et sa pêche est encadrée par des certifications durables strictes.

Accompagner l’organisme dans la durée

Les Oméga-3 sont des nutriments fondamentaux dont l’organisme a besoin de manière continue, tout au long de la vie.

Dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée, une supplémentation en Oméga-3 EPA et DHA peut contribuer à combler l’écart entre les apports réels et les besoins de l’organisme, particulièrement pour les personnes dont la consommation de poissons gras est faible ou irrégulière.

Prendre soin de ce que notre organisme ne peut pas fabriquer seul : c’est peut-être l’un des gestes les plus simples que l’on puisse poser pour sa santé sur le long terme.

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